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Groupe des accueils de jour du Foyer Notre-Dame des Sans-Abris et Cie Gaîa PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 21 Juin 2010 23:08

Groupe des accueils de jour du Foyer Notre-Dame des Sans-Abris et Cie Gaîa

 

 

Droit au Logement

 

Toute personne a droit a un niveau de vie sufisant pour assurer sa sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment l'alimentation, l'habillement, le logements, les soins médicaux, et les services sociaux nécessaires. ( extrait de la déclaration universelle des droits de l'homme)

Que survienne une perte d'emploi, une réduction de ressources ou une séparation conjugale et c'est la perspective de perdre son logement qui surgit.

Ainsi, avec la crise apparaisse des risques de basculement dans la précarité résidentiel pour de nouvelles personnes et familles,

une solution d'hébergement provisoire ou d'urgence peut être proposé pour certain mais pour un grand nombre c'est le glissement inéluctable vers la zone d'ombre que constitue la rue et les multiples formes d'habitats précaires ou indignes, de l'utilisation de locaux qui ne sont pas destinés a l'habitation, à l'habitat provisoire chez des tiers, en passant par les squats, le recours au camping ou l'utilisation de camion ou de voitures comme domicile

Cela constitue un insécurité social majeure et une atteinte à la dignité des personnes.

 

Article 73 de la loi MOLLE

 

A Lyon, au début de l’hiver, aucun nouveau centre d’hébergement n’a ouvert ses portes, contrairement aux années précédentes. C’est ce constat laconique qui introduit une pétition émanant des professionnels de Lyon intervenant dans le champ de l’urgence sociale (centres d’hébergement d’urgence, de soin, accueils de jour, Samu Social, équipes mobile de soin…), pétition en appelant à un réel engagement en faveur de l’hébergement des personnes SDF. Alors que les températures étaient encore clémentes, 100 à 130 personnes ayant sollicité le 115 se trouvaient alors chaque nuit, sans solution. Ce nombre ne reflète que « la partie émergée de l’iceberg », les individus sans logement ni hébergement étant estimés à plusieurs milliers  . Les capacités en matière d’hébergement d’urgence se trouvaient par conséquent largement insuffisantes.

Cette situation lyonnaise est de plus une situation « hors la loi », au regard de l’article 73 de la loi MOLLE  stipulant que : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence » et que « toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation ».

Dans le Rhône, les places à disposition du 115 demeurent attribuées pour une durée de une à trois nuits, sans possibilité, pour les personnes hébergées, de demeurer dans les murs de l’établissement les accueillant, suite à la prise en charge leur ayant été accordée. Les écoutants téléphoniques du numéro d’urgence se trouvent ainsi contraints de gérer, en toute illégalité, une rotation des places d’urgence. Les SDF s’épuisent par conséquent à appeler quotidiennement le 115, le système de l’urgence sociale les contraignant à errer de centre en centre et à alterner nuits dehors et nuits en structure d’hébergement.

 

Hébergement d'urgence

 

Quand le logement d'insertion doit faire face à l'urgence

Au fil du temps et des politiques publiques, le paysage de l'hébergement d'urgence, de l'hébergement d'insertion et du logement d'insertion a subi de profondes mutations.
Parallèlement, le nombre de personnes en grande difficulté n'a cessé de croître...

...et les dispositifs se sont engorgés avec, comme principale cause, la crise que connaît le logement en France, parcs privés et publics confondus. Conséquence ? Les structures, chargées de contribuer à l'insertion des personnes en les accompagnant vers un logement autonome, sont de plus en plus sollicitées pour héberger temporairement et dans l'urgence, des publics dont "on ne sait quoi faire".

 

Résidences sociales

 

En foyer ou en résidence sociale, les résidents sont logés en chambres, le plus souvent individuelles, voire en studios. Ils payent une redevance qui couvre tous les frais locatifs (loyer, eau, électricité, entretien des parties communes). Ils peuvent, s’ils le souhaitent, bénéficier d’une aide administrative et d'actions de prévention, notamment pour la santé.

 

 

Maisons Relais


But des Maisons-Relais :

• L’insertion durable dans le logement, de personnes et de familles qui éprouvent de grandes difficultés sociales, économiques, familiales, et de santé, grâce à la mise en œuvre d’habitats regroupés.

• Acquérir une certaine stabilité à travers ces logements, lutter contre l’exclusion, l’isolement, l’oisiveté subie et permettre à chacun de renouer des liens sociaux.

Ce type de logement s’adresse notamment à des personnes en phase de réinsertion, capable de vivre en autonomie mais qui ont encore besoin d’être soutenues avec une certaine proximité de relation. De plus, l’occupation du logement peut s’inscrire dans la durée

La maison-relais est destinée aux personnes vieillissantes, compagnons ou encore aux personnes isolées et sans-abris trop jeunes pour accéder aux maisons de retraite.  Ces résidents bénéficient d'un accompagnement social (partie administrative, sorties...) permettant de les ré-insérer progressivement pour au final être autonomes. L'une des missions essentielles de cette structure est de créer ou de récréer du lien social.

Les maisons relais et les pensions familiales offrent 10 à 30 places, une alternative de logement pour des personnes en situation de grande exclusion, trop fragilisées pour vivre de façon autonome dans un logement individuel. Sorte de pensions de famille, elles ont comme vocation d'accueillir des personnes dont les perspectives d’insertion et de retour à l’autonomie sont très faibles : personnes isolées, très désocialisées, qui ont connu la rue ou encore des passages multiples en CHRS. Elles ne peuvent se concevoir sous forme éclatée, mais en privilégiant les structures de petite taille afin de permettre à chaque résident de bien s’intégrer au fonctionnement de la maison.

Un couple d'hôte, ou un hôte fait partie des résidents afin de prendre en charge les besoins primaires des occupants, en s'assurant notamment des bonnes conditions de vie, d'hygiène, d'alimentation etc... L’hôte joue un rôle primordial dans l’animation de la vie quotidienne au sein de la « maison relais pension de famille ». Les maisons relais proposent une solution d’habitat durable, sans limitation de durée, et permettent aux personnes de se réinsérer à leur rythme, dans un cadre de vie convivial.

 

Les maisons-relais proposent à des personnes isolées et désocialisées des logements sans limitation de durée au sein de structures à taille humaine ouvertes sur leur environnement.

Pour combiner logements privés et vie collective, elles intègrent la présence quotidienne d'hôtes salariés, élément-clé du projet. Dispositif singulier récemment élevé au rang de priorité par l'Etat, la maison-relais est une forme originale de résidence sociale

 

Fondation abbé Pierre

 

• Adapter dans les meilleurs délais la totalité de l’hébergement en habitat individuel. Humaniser et réhabiliter tous les centres d’hébergement en créant rapidement une offre d’habitat individuel, la seule en mesure de répondre aux attentes et à la dignité des personnes en difficulté. Généraliser un plan de rénovation et d’adaptation de toutes les structures d’ici 2012, en octroyant un financement conséquent portant à la fois sur l’investissement et le fonctionnement. Améliorer l’accompagnement social en renforçant le taux d’encadrement en travailleurs sociaux en fonction du public et de l’offre de service à apporter.

• Créer immédiatement les nouvelles places d’hébergement nécessaires conformément aux obligations inscrites dans la loi Dalo en utilisant tous les moyens disponibles, y compris la mise à disposition et la réquisition de bâtiments publics. Ce plan de création de nouvelles places doit permettre de maintenir en permanence un niveau de places disponibles suffisant et garantir un accueil immédiat de toute personne qui souhaite être hébergée. Il doit par ailleurs permettre de compenser les réductions de places liées à la restructuration des lieux d’hébergement et de réduire fortement le recours au nuitées d’hôtel.

 

Inconditionnalité

 

 

• Établir le constat de carence des communes et EPCi qui ne respectent pas leurs obligations de créer des places d’hébergement et prélever des pénalités pour les places d’hébergement manquantes dans les communes concernées. • Assurer le principe de continuité de l’hébergement et de la prise en charge sociale pour sortir de la logique saisonnière (plans Grand froid, mise à l’abri…) et garantir l’inconditionnalité de l’accueil dans toutes les structures d’accueil, d’hébergement et de soins pour les personnes à la rue.

• Mieux reconnaître les accueils de jour et renforcer leur soutien. La période de crise que nous traversons voit un accroissement de la fréquentation de ces structures par de nouveaux publics à la recherche de réponses adaptées.

 

Mise à jour le Lundi, 21 Juin 2010 23:10